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Twin transition : le numérique aide-t-il vraiment votre entreprise à produire mieux ?

26 août 2026


Si l’énergie, l’eau ou certaines matières premières devenaient indisponibles demain, que pourriez-vous encore produire ? 

Cette question peut sembler brutale. Elle reflète pourtant une réalité à laquelle les entreprises agroalimentaires sont de plus en plus confrontées : tensions sur les ressources, volatilité des prix, exigences environnementales, évolution des attentes des consommateurs, multiplication des données et accélération technologique. 

Dans ce contexte, les transitions numériques et environnementales ne peuvent plus être conduites indépendamment. Leur articulation constitue ce que l’on appelle la Twin Transition, ou double transition. 

Mais il ne suffit pas de digitaliser ses activités pour devenir plus durable. 

Digitaliser n’est pas une finalité 

Capteurs, automatisation, intelligence artificielle, outils de traçabilité, plateformes de gestion, tableaux de bord… Les solutions numériques offrent de nombreuses possibilités aux entreprises agroalimentaires. 

Elles peuvent aider à mieux suivre les consommations, limiter les pertes, optimiser les procédés, anticiper les pannes, renforcer la traçabilité ou encore améliorer la connaissance des flux de matières. 

Toutefois, l’accumulation d’outils et de données ne garantit pas automatiquement une meilleure performance. 

Votre système numérique éclaire-t-il réellement vos décisions ou vous aveugle-t-il sous une couche de données inutiles ? 

La question centrale n’est donc pas de savoir combien d’outils numériques une entreprise utilise, mais ce qu’ils lui permettent concrètement d’améliorer. 

Produire mieux ne signifie pas nécessairement produire avec davantage de technologies. Cela suppose de choisir les solutions les plus pertinentes au regard des besoins réels de l’entreprise et de leurs effets environnementaux, économiques et humains. 

Choisir les technologies avec discernement 

La Twin Transition invite les entreprises à développer une forme de discernement technologique : utiliser une technologie lorsqu’elle apporte une réelle valeur, mais aussi savoir y renoncer lorsqu’elle complexifie les processus ou crée de nouvelles dépendances. 

Une solution simple de suivi des consommations peut, par exemple, être plus utile qu’un système très sophistiqué produisant une quantité importante de données qui ne seront jamais analysées. 

Ce discernement conduit également à s’interroger sur l’empreinte du numérique lui-même : fabrication et renouvellement des équipements, consommation énergétique, stockage des données, multiplication des logiciels ou dépendance à certains fournisseurs. 

La frugalité numérique ne consiste pas à rejeter les technologies. Elle vise à utiliser les outils, les équipements et les données de manière raisonnée, en conservant uniquement ce qui apporte une valeur réelle. 

La technologie devient alors un moyen au service d’une ambition plus large : réduire les consommations, améliorer l’efficience des procédés, renforcer la résilience et soutenir les objectifs de durabilité de l’entreprise. 

Concevoir pour un monde où les ressources sont limitées 

La double transition concerne également la manière dont les produits, les emballages et les procédés sont conçus. 

Vos produits sont-ils pensés pour un monde de ressources rares ou pour celui d’hier ? 

La disponibilité des matières premières, de l’énergie et de l’eau ne peut plus être considérée comme acquise. Les entreprises doivent progressivement intégrer ces contraintes dès la conception de leurs produits et dans leurs décisions d’investissement. 

Le numérique peut contribuer à cette évolution en facilitant la traçabilité, la mesure des impacts, l’analyse des flux ou la valorisation des coproduits. Mais il ne peut pas remplacer une réflexion de fond sur la réduction des ressources mobilisées et sur l’ensemble du cycle de vie des produits. 

L’enjeu n’est donc pas seulement de rendre les procédés existants plus efficaces. Il est aussi de questionner les modèles de production, les choix de conception et les relations avec les fournisseurs, les clients et les partenaires de l’entreprise. 

Une transition qui ne peut pas être uniquement technique 

La Twin Transition ne repose pas uniquement sur des équipements, des logiciels ou des investissements. Elle dépend aussi de la capacité de l’entreprise à faire évoluer ses pratiques et à mobiliser ses collaborateurs. 

Quand tout se tend, qui tient la barre : quelques experts ou toute l’entreprise ? 

La compréhension des enjeux, le partage des données, la formation des équipes et la coopération entre les métiers sont essentiels. Les responsables de production, les équipes qualité, la R&D, les achats, la maintenance, l’informatique et la direction doivent pouvoir croiser leurs connaissances. 

La transition devient réellement opérationnelle lorsqu’elle s’inscrit dans les décisions quotidiennes : choix d’un équipement, développement d’un produit, sélection d’un fournisseur, définition d’un indicateur ou lancement d’un projet numérique. 

Elle dépasse également les frontières de l’entreprise. La réduction des impacts et la circularité supposent souvent de travailler avec l’ensemble de la chaîne de valeur afin de mieux partager les informations, les ressources et les solutions. 

Se poser les bonnes questions avant de choisir les outils 

La Twin Transition ne propose pas une recette unique. Chaque entreprise part d’une situation différente, avec ses équipements, ses compétences, ses contraintes et ses priorités. 

Elle invite avant tout à se poser quelques questions essentielles : 

Le numérique contribue-t-il réellement aux objectifs de durabilité de l’entreprise ? Les investissements renforcent-ils sa résilience ou créent-ils de nouvelles dépendances ? Les données collectées sont-elles véritablement utilisées ? Les collaborateurs comprennent-ils le sens des transformations engagées ? 

Ces réflexions seront au cœur du séminaire consacré à la twin transition organisé lors de Food Connections, le 24 septembre 2026

Une occasion de prendre du recul sur les transitions en cours et d’explorer comment le numérique peut devenir un levier concret pour construire une entreprise agroalimentaire plus efficiente, plus sobre et plus résiliente. 

Et vous, vos choix numériques préparent-ils votre entreprise au monde de demain ? Pour vous éclairer, participez au séminaire sur la twin transition ici : https://www.foodconnections.be/fr/food-connections-2026 

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