Wagralim, en partenariat avec l’AWEX, Noshaq, Puratos et ING Belgium, vient de clôturer plusieurs mois de travail sur le potentiel des biotechnologies agroalimentaires en Wallonie et les conclusions ont été présentées à Liège le 16 avril dernier.
Le constat vient de la roadmap qui avait identifié les biotech parmi les 4 priorités stratégiques du système alimentaire à l’horizon 2035. Avant de réfléchir à des actions, il était important de comprendre ce secteur : les technologies, les domaines d’applications, les dynamiques de marché, les acteurs, les tendances et le potentiel pour la Wallonie.
3 domaines identifiés
Après un état de l’art au niveau mondial et européen, 3 domaines ont été identifiés comme levier stratégique pour la Wallonie :
Les biosolutions pour une agriculture plus durable : la Wallonie dispose d’un vivier d’entreprises dans ce domaine. Depuis quelques années, Wagralim en collaboration avec l’AWEX apporte du soutien à un groupe d’une vingtaine d’entreprises, Agribiocare. Ce domaine connaît aujourd’hui des challenges liés à la réglementation pour la mise sur le marché, la robustesse scientifique afin de démontrer l’efficacité de ces solutions et des coûts importants de développement.
La nutrition-santé : le domaine des biotiques, compléments alimentaires, est en forte croissance, surtout les probiotiques. La Wallonie compte beaucoup d’entreprises actives dans ce domaine, avec une expertise reconnue mondialement. L’impact de la nutrition sur la santé humaine fait aujourd’hui encore l’objet de beaucoup de recherches afin d’approfondir les connaissances.
La nutrition animale : depuis plusieurs années, on parle d’alimentation de précision pour les animaux (animaux de rente, chevaux, petfood) afin d’améliorer la santé, la productivité et le rendement. Ce secteur est en croissance constant.
2 éléments plus transversaux viennent s’ajouter à ces 3 domaines innovants : le dérisking et l’intelligence artificielle.
A l’époque, où l’Europe ne parle que de scale up, et de produire plus, la Wallonie peut tirer son épingle du jeu en ne reproduisant pas ce que ses Etats voisins font. Au contraire, la Wallonie peut jouer une carte stratégique en proposant du scale down afin de comprendre à une échelle plus petite les défis de la production industrielle. L’idée étant de tester beaucoup et de décider vite, notamment arrêter rapidement pour limiter les pertes financières. Ceci peut être renforcé grâce à l’intelligence artificielle qui permet de prédire notamment les process les plus robustes.
Recommandations à convertir en plan d’actions ?
Action 1 : structurer les filières prioritaires en organisant les chaines de valeur et en structurant des écosystèmes lisibles pour passer d’un tissu dispersé à des filières organisées et incarnées.
Action 2 : accélérer le dérisking (technologique et financier) en identifiant et explorant plusieurs champs d’application dès les premières phases ; en intégrant la faisabilité technique et économique très en amont ; en organisant le passage de la recherche vers l’industrie et en mobilisant les financements précocement afin de sécuriser et encourager le passage au marché.
Action 3 : lever les freins réglementaires en renforçant les discussions stratégiques à différents niveaux afin de surmonter les freins majeurs que ce cadre constitue pour l’innovation en Wallonie.
Wagralim en action
Maintenant le travail commence pour Wagralim avec les acteurs de terrain afin de transformer l’analyse et la vision en dynamique collective. L'objectif est de proposer un plan d’actions concret et d’accompagner les acteurs de l’innovation dans ce domaine.
Vous souhaitez accéder aux slides de l’événement organisé le 16 avril ? Les slides sont disponibles sur demande et un document reprenant l’étude sera disponible prochainement !
Vous avez des questions sur le domaine des biotechnologies alimentaires et comment le pôle peut vous aider ? Contactez betty.milano@wagralim.be