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Le non-sens d’un conseil déconnecté du terrain

28 août 2026


Dans l’industrie agroalimentaire, il y a les grandes orientations stratégiques. Et puis il y a ce qui se passe réellement, tous les matins, sur la ligne. 

En Wallonie, le secteur pèse 11,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 500 millions d’euros d’investissements et près de 26 000 emplois directs. À l’échelle belge, l’alimentaire représente plus d’un quart du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière. 

Dans un secteur sous pression sur les coûts, quelques points de rendement perdus, des changements de format trop longs ou des kilos de matière gaspillés n’ont rien d’anecdotique. 

Ils finissent dans la marge. 

Cent vingt slides

Ils arrivent toujours à trois. Parfois jeunes, brillants et les chemises impeccables. Ils interviewent tout le monde, photographient les tableaux blancs, hochent la tête d'un air entendu.

Huit semaines plus tard : cent vingt slides. L'analyse est juste, d'ailleurs. Tout le monde acquiesce en comité de direction. Poignée de main. Facture. Le rapport est dans le tiroir. Juste à côté du précédent.

Sur la ligne 2, le changement de format prend toujours deux heures.

Les règles du jeu

On facture l'effort, jamais le résultat. Essayez ça avec vos propres clients : un camion de matières premières facturé, livraison non garantie. Vous tenez trois semaines.

Celui qui vous séduit n'est pas celui qui débarque. Le partner aux tempes grises signe le contrat ; trois juniors viennent apprendre le métier. Chez vous. À votre tarif.

Un problème résolu est un client perdu. Un problème « complexe », par contre, se prolonge. Personne ne triche, tout le monde fait son travail. Cela fait partie du modèle.

Pendant ce temps, dans l'usine

Les mêmes problèmes reviennent. Pas de nouveaux — les mêmes. Ceux du trimestre passé, ceux de l'année passée. Ils ont survécu à trois plans d'action et deux acronymes.
Le planning s'éteint chaque matin, comme un incendie. On appelle ça de la flexibilité.

Les KPI existent. Ils sont même affichés. Entre le tableau dans le couloir et ce qui se passe sur la ligne, il y a environ quarante mètres. Personne ne les a jamais franchis. La production fabrique, les ventes vendent. De préférence pas la même chose.

Et les retouches, les pertes de matière, les arrêts de vingt secondes ? N'apparaissent nulle part.

Les questions qui comptent

Pourquoi les mêmes problèmes reviennent-ils toujours ? Où perd-on de l'argent, exactement — pas en général, exactement ? Pourquoi les objectifs ne descendent-ils jamais jusqu'à la ligne ? Comment produire plus sans engager plus ? Comment passer du pompier au structurel ?
Ce sont les questions que se pose chaque dirigeant de production. Le soir, en voiture, sur le chemin du retour. Cent vingt slides n'ont jamais répondu à aucune d'entre elles. Vos opérateurs, eux, ont une partie des réponses. On les a interviewés une fois. Pour le slide 47.

Et la solution ?

Bonne question.
Un consultant payé au résultat ? Qui passe ses journées sur la ligne plutôt qu'en salle de réunion ? Qui ose vous dire après trois jours qu'il n'y a pas assez à gagner par rapport au coût du projet — et qui rentre chez lui ? On dit que ça n'existe pas.

Pendant ce temps, chez JOX

Les hommes et les femme de l’équipe JOX bougent les choses où ça doit bouger : sur le terrain… Et généralement, ils n'aiment pas trop être nommés « consultants ». Ils ont tous vécu le non-sens dans leurs rôles précédents.

Vous souhaitez chercher des solutions ensemble autour d’une tasse de café : contactez Steve Van Dessel : steve.vandessel@thejoxway.com

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